LA GARDE
 

Orgue MERITAN

L’orgue de La Garde

a été construit par Léon Méritan en 1896.

Il est de traction pneumatique

et d’esthétique symphonique.


TRAVAUX DE RESTAURATION EXÉCUTÉS

PAR DOMINIQUE ET PIERRE JEAN RICHAUD aidés par Y Cabourdin



Aujourd’hui malgré plusieurs interventions stériles, l’instrument est pratiquement injouable.

L’essentiel de ces dysfonctionnements proviennent de la transmission pneumatique dont les commandes réalisées avec des parties en bois fruitier sont toutes vermoulues et sont si fragilisées que les tubes de plomb qui véhiculent l’air des commandes ne tiennent plus et tombent sous leur propre poids.

La soufflerie n’est plus étanche car les peaux sont usées et se déchirent sous la pression du vent.

Le ventilateur bien que récent est insuffisant, il donne un débit de 8 m3

alors que l’instrument devrait disposer de 14 m3 pour fonctionner correctement.

Mais la cause principale des cette apathie chronique est sans conteste une pression très insuffisante et mesurée au soufflet de 85mm alors qu’un tel instrument doit fonctionner à au moins 125 voire 135 mm.

En sont témoins les pieds de tous les tuyaux ouverts en plein vent.


La tuyauterie est de bonne facture, et devrait donner un son ample et une «pâte sonore» digne des instruments symphonique lorsqu’elle sera correctement alimentée. Certains jeux ont été remplacés ou déplacés: notamment le jeu de Plein jeu du grand orgue en lieu et place d’un jeu gambé,

et, au récit, plusieurs jeux ont été remplacé afin de donner à cet instrument une sonorité baroque

Comme le Sesquialtera de taille bien trop fine aux bouches très basses

et le cor de nuit remplacé par une flûte à cheminée digne d’un orgue classique.


Il est à noter que le sommier est de facture plus récente, il fait fortement penser à la facture Allemande des années 1920, comme pouvait en proposer la maison «Laukhuff» à cette époque.

Il est en outre évident que les vents séparés du Grand orgue et du récit ont été réunis après coup

comme l’attestent le liens en fer des 2 soufflets et les ouvertures des porte vents leur séparation permettra en outre de restituer les deux trembants.


Aujourd’hui, notre travail sera de redonner vie à l’instrument de Méritan, en respectant son style et sa conception, tout en redonnant fiabilité et précision à sa transmission.

Pour ce faire nous allons remplacer la transmission pneumatique, qu’il serait illusoire de restaurer, (les essais infructueux réalisées depuis près de 30 ans, nous donnent raison sur ce point), par une transmission électrique numérique comme celle qui a été réalisée récemment sur un orgue de ce type

aux églises de Saint Jean Baptiste et de Saint Michel à Marseille.

Les sommiers à cônes se prêtent bien à ce type de transmission. Pour autant nous garderons l’aspect et les fonctions de l’instrument sans céder à une surenchère que permettrait ce type de réalisation.


D’autre part nous avons constaté que les sommiers comportaient les commandes de 61 notes, avec leurs commandes mais sans tuyaux. Nous proposons donc d’installer des claviers de 61 notes et de compléter la tuyauterie de l’instrument des 5 tuyaux manquants sur chaque jeux.  Nous installerons un transpositeur général à tout l’instrument, comme le proposait à son époque Méritan, système rendu inopérant par les interventions ultérieures et en le généralisant à tout l’instrument sans omettre le pédalier, comme c’était le cas à l’origine

Le buffet







L’examen des porte vents au dessus des tirage de jeux atteste la thèse de la séparation des vents G.O.

& Récit

Le démontage de la console avec

ci-dessous l’ajout récent de tubes en plastique essayait, en vain de palier au manque de pression des commandes

Carton cloué dans les soufflets

(cliquer pour agrandir)

La console lors du démontage

Cliquez ici pour voir les étapes de la restaurationTravaux_de_Restauration_Orgue_de_La_Garde.html